Le banksy des fleurs : le concept s’exporte partout dans le monde

Michael De Feo est un street artist qui a débuté dans la clandestinité avant de devenir une véritable icône. Il a commencé dans les rues de sa ville à New York. Aujourd’hui, les labels de luxe s’arrachent ses services pour apporter une touche d’originalité à leurs panneaux publicitaires. Cette histoire fabuleuse a débuté il y a vingt-cinq ans par le gribouillage d’une marguerite qui a fini sur les murs de New York, avant de s’exporter dans le monde entier.

Michael De Feo, « the Flower guy »

Michael De Feo n’est pas juste un artiste, c’est un passionné qui a trouvé un moyen d’exprimer son art de la manière la plus insolite. Dans les années 90, alors qu’il était encore étudiant en art, il s’est enfermé dans sa cave pour gribouiller des fleurs. De cette simple expression d’art s’est dégagé un dessin de marguerite. Cette petite fleur s’est distinguée par sa simplicité, autant par ses traits en soi que par la manière dont elle a été dessinée. Devant ce dessin, on aurait dit que c’est l’œuvre d’un enfant, simple et plein d’espoir.

Cette marguerite a inspiré l’artiste qui a décidé de partager sa passion. Il ne s’en doutait surement pas à l’origine, mais le concept du gribouillage de fleurs sur les murs des rues de la ville va devenir une marque de fabrique. Né d’une simple inspiration, il allait faire parler de lui partout dans le monde. Ce qui importait pour l’artiste, c’était d’exprimer son art. En évoquant ses débuts, le New-Yorkais a indiqué : « C’était la première fois que je ressentais aussi clairement un objectif à effet immédiat ». Effectivement, il ne lui a pas fallu longtemps pour prendre sa décision et de l’exécuter. Dès l’aube de cette journée à marquer d’une pierre blanche, il a sillonné les rues de Manhattan pour apposer son dessin partout, à l’aide de colle à papier peint.

À une époque où ce sont plutôt les graffitis qui envahissaient les murs de la cité, les sérigraphies de marguerite de Michael De Feo semblaient être les rebelles. Ce qui représente un certain paradoxe puisqu’au contraire, l’objectif de l’artiste était d’apporter un peu de chaleur dans un environnement qui semblait hostile à toute expression de douceur. Au cœur d’un paysage dominé par des constructions en bétons, la petite marguerite commençait à gagner ses lettres de noblesse. On la reconnaissait dans les rues de New York. Maintenant, on reconnait l’artiste derrière les œuvres. Dans sa ville natale, Michael De Feo est devenu « The Flower Guy ».

Un concept en pleine évolution

D’un simple dessin posé sur les murs de New York dans les années 90, la marguerite est maintenant visible à l’internationale. Elle a franchi les frontières pour se faufiler dans les rues de Londres à Panama City, d’Amsterdam jusqu’au désert de Palm Springs.

L’homme à la fleur est notamment sorti de l’ombre en 2015, lorsqu’il a trouvé le moyen d’immiscer ses œuvres sur les affiches publicitaires des abribus. Il a commencé à sortir les affiches existantes et les remplacer pas ses fleurs. L’initiative n’a rien d’original puisqu’en bon street artist qu’il est, « the flower guy » se comportait juste comme tel. L’originalité résidait dans le fait qu’au fur et à mesure, il commençait à s’interférer sur les affiches. Les œuvres représentant des égéries comme Natalie Portman, Gisele Bündchen ou encore Justin Bieber se voyaient affublées de fleurs signées Michael De Feo.

Si certains voyaient d’un mauvais œil cette immixtion et la qualifiait même de vandalisme, les grandes marques comme Chanel, J. Crew, Louis Vuitton, Calvin Klein, Dior étaient impressionnées par l’audace de l’artiste. Michael De Feo sait faire en sorte que ses fleurs s’intègrent de manière naturelle sur les affiches publicitaires. Il assortit les couleurs et l’emplacement pour réaliser des œuvres exceptionnelles. La marque de mode J. Crew a même proposé une collaboration avec l’artiste. D’autres enseignes lui ont emboité le pas comme Christian Louboutin.

Michael De Feo a fait du chemin depuis les années 90. Aujourd’hui, il est représenté par la Danziger Gallery à New York.

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